vidéo : Comprendre la réforme du régime Auto-Entrepreneur

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Les Poussins, mouvement initié suite à la volonté du gouvernement actuel de réformer le statut des Auto-Entrepreneurs, viennent de mettre en en ligne un film expliquant ce qu’est le régime aujourd’hui et ce qu’il deviendra demain.

Ce film réalisé par Mithra Productions est l’une des nombreuses actions menées par le collectif. Il est un très bon support pédagogique que vous pouvez relayer partout.
– Tout comme La pétition qui dépasse désormais le cap des 100 000 signatures.
– Tout comme l’appel du 18 juin lancé par la Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE).

La FEDAE invite tous les auto-entrepreneurs à se rendre ce jour-là à l’agence Pôle Emploi la plus proche de chez eux, afin de se renseigner sur les aides qui leurs seront proposées lorsqu’ils ne seront plus en mesure de profiter du régime auto-entrepreneur.

Carte des agences Pôle Emploi par code postal.

Voici le film des poussins publié sur la chaine YouTube des Poussins

et l’appel à résister…

Il est important de rappeler que ce mouvement est apolitique.

Page FaceBook de Defensepoussins.fr.

 

Statut de l’Auto-Entrepreneur menacé
Lettre à Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme

Adherent FEDAECe n’est pas une question, mais bel et bien une affirmation. Car si l’on se réfère aux informations parues avant le weekend, Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, s’apprête bien à saborder le statut des Auto-Entrepreneurs.

Je résume ce qu’il se fomente, de tout façon on sait peu, mais suffisamment pour être en rogne.

Sylvia Pinel devrait imposer dans quelques mois un système à deux vitesses. La première limiterait dans le temps le régime pour les AE dont c’est l’activité principale. Il n’y aurait donc pas de limitation de durée pour les AE dont cette activité est secondaire, c’est à dire lorsqu’elle constitue un complément de revenu.

Je lui écris ici.

Madame La Ministre,

Vous vous apprêtez à modifier en profondeur notre statut, notamment en le limitant dans le temps. Comme le mentionne votre communiqué de presse du 23 mai 2013.

Savez-vous que le le statut actuel est déjà limité par le plafond du CA ? Que tout AE qui a le bonheur de le dépasser doit adopter un autre régime ?

Savez-vous que nous avons déjà assez à gérer ? Savez-vous que maintenir à flot notre activité exige des efforts considérables et une remise en cause quotidienne de nos process et de nos savoir-faire ? Nous avons besoin de sérénité et de confiance, mais pas de contraintes supplémentaires.

Nous avons accepté l’augmentation de nos cotisations, puisque nous devons contribuer à l’effort. Nous y contribuons sans impact sur le coût de nos prestations.

Nous n’avons pas l’impression de voler le travail de qui que ce soit. Nous créons nos emplois. Nous nous échinons à les enrichir, à les pérenniser. Nous ne cherchons pas à faire notre beurre sur le dos d’une autre corporation. Nous ambitionnons juste de construire petit à petit nos petites entreprises en mettant en œuvre nos propres aptitudes et compétences.

Les artisans qui viennent vous tancer pour nous museler ont tord d’agir ainsi. Ils devraient nous considérer comme des partenaires et non pas comme des concurrents déloyaux.

Mais c’est toujours pareil : quand ça va pas pour soi, quand on vit des difficultés, on préfère pointer l’autre du doigt.

Je vous le dis sans ambages, Madame La Ministre, demain je n’aurais pas les moyens de maintenir cette activité si le montant de mes charges doublent.

Donnez-nous les moyens de créer de la valeur, de réussir notre pari, mais ne nous conduisez pas vers les centres saturés de Pôle Emploi.

Le Président de la République n’a-t-il pas déclaré fin avril qu’il mettrait en place des mesures pour encourager les PME et l’esprit d’entreprise lors des Assises de l’entrepreneuriat ? Alors pourquoi vos signaux vont-ils à l’encontre de cet engagement ?

J’espère que vous recevrez très rapidement les représentants des AE, dont la FEDAE, et que vous saurez les entendre.

Je joins à ces quelques mots les liens vers les lettres suivantes :
celle de TheCélinette
– celle de Drôle de Plume
celle de Julie Hembert
celle de Zabbleu
celle de Nicolas Kovacs

Veuillez agréer, Madame La Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

David Bost, un auto-entrepreneur très inquiet

Google Reader mourra le 01 juillet prochain

logo Google ReaderLa nouvelle est tombée ce soir. Google l’a annoncée au milieu d’une note publiée sur son blog officiel : Google Reader s’arrêtera le 01 juillet 2013. La firme laisse donc trois mois aux utilisateurs pour se retourner et exporter leurs données vers un autre lecteur (via Google Takeout notamment).

Google justifie bien sûr l’abandon de son agrégateur de flux RSS au bout de 8 années d’exploitation : « There are two simple reasons for this: usage of Google Reader has declined, and as a company we’re pouring all of our energy into fewer products. We think that kind of focus will make for a better user experience« .

Google Reader n’est pas la seule application victime de ce second nettoyage de printemps.

La mort annoncée de GR est peut-être l’occasion de tester Feedly. Ou de se tourner vers le bon vieux Netvibes.

FaceBook relooke son fil d’actualités

FaceBook relooke son fil d’actualités

Alors que Google+ vient d’inventer la méga-bannière qui peut bouger, FaceBook s’apprête à donner un bon coup de pinceau aux fils d’actualités des profils utilisateurs. Cette fois-ci, je vous fiche mon billet que la nouveauté sera bien digérée par la communauté. En tout cas vu de mon balcon, la projet a l’air plutôt engageant.

Objectif de cette refonte : rendre le fil d’actualités plus attractif et compatible avec les supports nomades (mobiles, tablettes), ce qui devrait encourager les utilisateurs à venir lui rendre visite plus souvent. Le tout s’articulant pour générer plus de recettes publicitaires.

Que nous propose FaceBook ?

Un journal laissant plus de places aux images et agrémenté de nouveaux filtres qui devraient nous permettre de personnaliser un chouia l’affichage des actualités.

Voici une vidéo qui décrit bien la nouvelle interface et ses fonctionnalités (les sous-titres en français sont activés normalement)…

 Le déploiement de la nouvelle interface sera progressif. Si vous souhaitez en bénéficier plus rapidement, vous pouvez intégrer une liste d’attente.

 

 

Interview de Victor Ferreira, fondateur de Newmanity

Victor Ferreira, fondateur de NewmanityUn réseau social qui vient titiller ma fibre écolo a de prime abord la silhouette idéale pour me séduire. Je me suis donc inscrit il y a deux mois sur Newmanity. Mais j’aborde cette plateforme différemment des autres. Je n’y vais pas pour y placer mes contenus, ni même pour donner du volume à mon réseau. Pas encore. J’y vais d’abord pour me nourrir. Pour y trouver quelques infos autour de thématiques qui me sont chères : l’environnement et la protection animale. Mais j’avais envie d’en savoir un peu plus sur le projet, sur son devenir. J’ai donc sollicité Victor Ferreira, co-fondateur de Newmanity et fondateur de Max Havelaar France. Cet entrepreneur engagé – qui a beaucoup fait pour le commerce équitable dans notre pays – nous livre les clés de son bel outil.

Victor, une bonne partie de votre vie fut consacrée aux ONG. Que représente la création de Newmanity dans votre parcours et votre engagement ?

Très tôt j’ai pris la mesure du rôle majeur de chaque individu dans les évolutions sociétales, en tant que citoyen, consommateur, actionnaire ou salarié. Je suis impliqué depuis 30 ans dans l’action pour une société plus humaine au sein de plusieurs ONG, en particulier dans la solidarité internationale et le commerce équitable. Parallèlement, je me suis consacré à la formation des individus, en particulier sur les questions de développement personnel. Car, comment parler de société plus humaine, si l’on n’y intègre pas l’évolution personnelle des individus ?
Aujourd’hui, un nouvel état d’esprit se développe : de plus en plus d’hommes et de femmes sont à la recherche de sens et souhaitent mettre en cohérence leurs valeurs et leurs actions. Le réseau social Newmanity, est né de cette conviction : changement sociétal et changement personnel vont de pair. Au cœur de la démarche : offrir en un seul lieu une gamme complète d’outils et de services, avec un focus fort sur le plan local.

Newmanity ce sont 4 fondateurs ? En dehors du projet qu’est-ce vous réunit ?

Nous sommes tous les quatre passionnés par l’humain et la transformation de nos sociétés, et engagés sur ces questions depuis des années
Elizabeth REISS est pionnière du marketing durable et à créé Ethicity, agence spécialisée dans le conseil en Marketing et Communication éthique. Alexandre BEAUVOIS est novateur en NTIC et développe de nouveaux modèles technologiques de transmission de l’information qui permettent aux Hommes de mieux communiquer. Pierre Moorkens est quand à lui un industriel humaniste passionné par les comportements humain. Il a notamment fondé l’Institut de Neurocognitivisme et la Fondation M, centrée sur la formation des enseignants. Nos différents parcours et engagements ont favorisé notre rencontre et donné naissance à Newmanity.

Que signifie Newmanity ?

Newmanity résulte de l’association et de la contraction des mots « nouvelle » et « humanité ». Ma conviction, c’est qu’aujourd’hui, le monde est en mutation profonde. Au-delà des multiples crises que nous traversons aujourd’hui, nous pouvons repérer l’aspiration de millions de personnes à une autre humanité, à un autre fonctionnement du monde. Les changements sont en cours, même si beaucoup ne le voient pas encore.
La version anglophone s’est imposée pour répondre à l’ambition internationale du réseau social.

Newmanity est un réseau social. Qu’est-ce qui le différencie de nombreuses plateformes existantes ?

Contrairement aux réseaux sociaux généralistes, Newmanity est un réseau social thématique destiné à public précis : ceux qui cherchent à mettre en cohérence leurs valeurs et leur vie quotidienne, et qui souhaitent s’impliquer dans la construction d’une société plus humaine et écologique.
Pour cette raison, la proximité et l’ancrage local sont au cœur de notre proposition. Chacun peut facilement repérer près de chez soi des personnes, des associations et des professionnels, et ainsi participer aux initiatives proposées, être informé des évènements (conférences, salons, soirées festives…) et des offres de services (AMAP, habitat écologique, médecine naturelle…).
Enfin, Newmanity propose une gamme d’outils et de services destinés à faciliter l’action de chacun au quotidien : événements, stages et formations, conseils pratiques, vidéos, annuaire de professionnels… Et l’action du jour : une proposition d’action simple, accessible à tous.

Newmanity semble pour le moment toucher essentiellement des entrepreneurs. Est-il uniquement dédié à ce type d’actifs ?

Newmanity s’adresse aussi bien à des particuliers qu’aux professionnels. Les professionnels du développement durable et du développement personnel ont été extrêmement réceptifs dès le lancement de Newmanity. A nous maintenant de mettre en œuvre une communication adaptée à destination d’un public plus large. Cela va venir très vite !

Newmanity se place-t-il sur les mêmes segments que Viadeo et LinkedIn ?

Ces sites sont généralistes. Newmanity touche des personnes plus ciblées. D’ici la fin de l’année, nous allons mettre en place un espace emploi sur tous les métiers et secteurs d’activité qui nous concernent : écologie, solidarité, développement personnel, insertion, économie sociale et solidaire, médecine alternative…

Vous proposez beaucoup de contenus, notamment des conseils pratiques et des vidéos. Ceux-ci sont-ils produits ou proposés par les membres ?

Les contenus proposés sur Newmanity, sont issus de contributions d’experts et du comité de rédaction de Newmanity. Les fiches conseils sont proposées par des experts et par la rédaction de Newmanity dans les thématiques du développement durable, de la solidarité, de la consommation responsable ou encore du mieux vivre.
Les vidéos que nous proposons sont pour le moment le résultat d’une sélection de notre comité de rédaction. Dans quelques mois, chacun pourra déposer ses propres vidéos.

Quel est le modèle économique de Newmanity ?

Newmanity est ce que l’on appelle une « place de marché » de services, qui se finance par la mise en relation entre acheteurs (individus, mais aussi, à terme, professionnels) et des vendeurs. On trouvera dans cette place de marché, par exemple des sessions de formation, des ateliers et stages de développement personnel, des voyages « alternatifs « (écotourisme, tourisme équitable et solidaire). Ce dispositif est complété par un espace emploi (qui est le modèle économique sur lequel est construit Linked in ou viadeo). Ces services, qui seront payants pour les professionnels, seront mis en place progressivement dans les prochains mois.

Qui dit réseau social dit captation de données personnelles. Comment gérez-vous cet aspect ?

Les données à caractère personnel des membres sont stockées par Newmanity en vue de leur traitement dans le cadre de l’utilisation exclusive du service. Ces informations ne sont pas communiquées à des tiers.
Bien entendu, il est possible pour un utilisateur de désactiver ou de supprimer son profil simplement en nous le demandant (rubrique « contact » ou « suggestion »).

Votre souhait est-il que tout le monde vienne sur votre site, même les personnes n’ayant pas la fibre éco-responsable dont vous vous revendiquez ?

Newmanity ne s’adresse pas uniquement aux militants, mais bien à l’ensemble des personnes sensibles à la transformation de notre société. Cela représente environ 11 millions de personnes en France.

Peut-on imaginer Newmanity s’engageant pour des causes précises ?

Notre ambition est d’être avant tout des « passeurs » des causes portées par les nombreuses organisations existantes en France, qu’elles soient locales, nationales ou internationales.
De temps en temps, nous pourrons organiser des événements de dimension nationale. C’est le cas par exemple, de l’opération « deuxième vie » qui aura lieu en mai prochain. Nous inviterons les Français à apporter leurs livres, CD et DVD dont ils ne veulent plus, afin qu’ils soient réutilisés. Cette action est réalisée au profit de l’association « Bibliothèques Sans Frontières ».

Auto-entrepreneur : hausse de 2 à 3,3 points des cotisations sociales

touche pas à l'auto-entrepriseOn n’en sait désormais un peu plus sur les mesures que compte prendre le gouvernement concernant le statut des auto-entrepreneurs. Il s’agit en fait d’une mesure non négligeable : la hausse de 2 à 3,3 points des cotisations sociales.

Plus précisément* :

2% de plus pour les activités de vente, portant la cotisation à 14% du chiffre d’affaires
3 % de plus pour une activité libérale, portant la cotisation à 21, 3% du chiffre d’affaires
3,3% de plus pour les activités de service et artisanales, portant le taux à 24,6% du CA

Sylvia Pinel, ministre du Commerce et de l’Artisanat, justifie cela en déclarant qu’il s’agit de relever les taux forfaitaires pour les rapprocher de ceux des indépendants. Pour la ministre il s’agit d’une mesure d’équité et juge pleinement légitime que les auto-entrepreneurs contribuent au même titre que les autres acteurs économiques aux efforts de redressement des finances publiques.

Je vous rappelle que si vous souhaitez défendre le statut des auto-entrepreneurs, vous pouvez signé la pétition en ligne de la FEDAE. Vous trouverez sur le site de la fédération toutes les réactions, ainsi que les actions mises en place.

*Source : FEDAE